- par des applications de certaines lois,
- par écoute des communications téléphoniques et par contrôle du courrier,
- par des obligations et des interdictions.
Parmi les documents analysés aux archives départementales de l'Ardèche, nous avons pu observer plusieurs mesures prises par les autorités pour surveiller ou limiter les libertés des personnes :
Les déplacements, notamment le passage de la ligne de démarcation qui sépare la France en deux zones, sont soumis à des autorisations françaises et allemandes. Ces documents sont rédigés dans les deux langues. Même si les autorités françaises donnent leur accord, les Allemands sont en mesure de refuser.
Le contrôle du courrier et des communications téléphoniques.
Périodiquement et à l'insu de la population, les autorités de Vichy prélèvent des lettres ou écoutes des conversations téléphoniques.
Automatiquement elles donnent lieu à des rapports, même si elles ne sont pas d'un grand intérêt.
La population est aussi soumise à l'interdiction d'écouter radio Londres (BBC). Or, depuis le 28 octobre 1941, elle ne semble pas respectée puisque l'Etat est obligé de diffuser une circulaire en 1943 pour rappeler aux administrations cette décision.
En 1942, la censure s'applique aux bibliothèques. Il est demandé de retirer du prêt certains ouvrages dont le titre ou le thème est jugé subversif, en raison d'un retour à l'ordre moral du maréchal Pétain. D'autres sont retirés par rapport au nom de l'auteur, à l'engagement politique de l'écrivain.
Les juifs sont soumis à des mesures descriminatoires. Ils sont assimilés à une race, et désignés par une circulaire du 18 décembre 1942, comme identifiable par leur religion
Dès 1942, la préfecture de l'Ardèche reçoit un circulaire indiquant tous les emplacements des camps et centres d'internement en France dans la zone libre. Ils sont classés en trois catégories. Il y a les camps d'internement administratif pour les étrangers et les Français jugés dangereux par le régime de Vichy (prisonniers de droit commun, trafiquants au marché noir et les politiciens). Les camps se situent à le Vernet (Ariège), St Paul d'Eyjeaux (Haute-Vienne) et jusqu'en 1941, il y en avait un à Chabanet (à Privas, en Ardèche). Les camps administratifs pour les « étrangers, vieillards, infirmes, incurables et nomades », se trouvent principalement à Gurs (Basses-Pyrénées), Rivesaltes (Pyrénées-Orientales), Marseille-Hôtel Bompard et à l'hôtel Terminus du port. Puis, la dernière catégorie des camps, pour les personnalités politiques et les opposants au régime de Vichy, ils seront placés à Vals-les-Bains (Ardèche) et à Septfons (Tarn-et-Garonne).
Le camp d'internement de Chabanet:
Le lieu de Chabanet à Privas était un camp d'internement qui fut crée le 25 février 1940 sous la responsabilité de la subdivision militaire de Privas.
Il y avait plusieurs internés dont des personnes considérées comme communistes et des personnes qualifiées de « dangereuses pour la défense nationale ». Ils provenaient du Gard, du Vaucluse, des Alpes Maritimes, des Bouches du Rhône, du Var, des Basses Alpes et une soixantaine était ardéchois.
Les internés percevaient pour se nourrir une prime de 11,50 francs par jour et ils faisaient leur cuisine en commun. Ils étaient utilisés à l'entretien général du camp et les plus robustes, à des coupes de bois et des travaux agricoles.
Il y avait à cette époque de très mauvaises conditions de détention des prisonniers de Chabanet : contrôle du courrier, séparation familiale, souci des familles souvent laissées dans le besoin, ajoutaient à la misère de l'interné.
Le 30 janvier 1941 le camp de Chabanet fut fermé et les internés furent transférés au camp de Nexon, en Haute Vienne.
Comment Vals les Bains est-elle devenue une prison ?
Dès janvier 1941 le régime de Vichy décide de mettre à l'écart tous les hommes politiques de la IIIe République, surtout ceux qui ont voté contre les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain le 10 juillet 1940.
Sont alors internés les personnages influents de la presse ou du monde des affaires, ceux qui sont tenus pour responsables de la guerre et de la défaite, en somme tous les ennemis du régime de Vichy.
Les lieux choisis pour devenir des prisons d'Etat sont des hôtels luxueux de la ville de Vals les bains, au sud de l'Ardèche. Parmi eux, on trouve l'hôtel des Bains, l'hôtel du Vivarais et le château Clément . Ils seront équipés de clôtures, barreaux aux fenêtres, puis des fils barbelés.
Le Pouzin sous les bombes:
C'est le dimanche 6 août 1944, cette journée est radieuse et les Pouzinois ne s'attendent pas à être bombardés aussi violemment. A 9 heures 40, la sirène se met à hurler, un déluge de feu s'abat sur la Voulte et le Pouzin. Les habitants avaient déjà eu droit à un bombardement quatre jours auparavant. Préparée à l'éventualité d'une attaque, la population se réfugie dans la campagne ardéchoise mais tous ne quittent pas la ville.
A 10 heures, une première formation de bombardiers arrive sur Le Pouzin, jusqu'à 11h20, trois vagues d'attaques alliées se succèdent. Les bombes tuent, blessent, et apeurent les ardéchois, les destructions de la ville sont considérables, les églises, les infrastructures étaient démolies, c'est une désolation. Le clocher de l'église a disparu du paysage familier, le lit de l'Ouvèze est bouleversé, le pont est détruit, la voie ferré également, quelques maisons de civils sont touchés et le centre-ville est entièrement dévasté. Les sinistrés sont accueillis dans les villages voisins , quelques familles seront logées provisoirement dans les locaux de l'asile psychiatrique Sainte-Marie à Privas.
Les conséquences de ces bombardements sont désastreuses et des questions restent encore posées sur les objectifs visés par ces raids américains. Ils cherchaient de toute façon à obliger les forces allemandes à se retirer. C'est chose faite le 12 août 1944, les troupes allemandes quittent la ville. Trois jours plus tard, les forces alliées débarquent en Provence.
Après tant de destructions, les habitants du Pouzin, eux, soignent leurs blessures et pensent à reconstruire leur ville.
Vocabulaire spécifique:
Attentat :
Attaque criminelle au illégale centre les personnes, les droits, les biens...
Autorités occupantes :
Nom donné pour désigner les services administratifs et militaires allemands présents en France.
Collaboration :
Politique du gouvernement de Vichy qui choisit de coopérer avec l'occupant allemand dans l'espoir de protéger les intérêts nationaux.
Contrôle postal :
Prélèvement du courrier reçu par la population afin de contrôler l'état de l'opinion publique.
FFI (Forces Françaises Intérieures) :
Nom donné en février 1944 à l'ensemble des forces de la résistance intérieure unifiées, ils apportèrent une aide précieuse aux forces alliées débarquées en Normandie en juin 1944.
Gaulliste :
Relatif au gaullisme qui est partisan du Général de Gaule, de sa politique.
Kommandantur :
Commandement militaire local dans les régions occupées par les Allemands.
Ligne de démarcation : (en France)
Frontière intérieure qui sépare presque hermétiquement la zone occupée par les Allemands au nord et la zone dite libre au sud, jusqu'en 1942.
Maquis :
Zone difficilement accessible où se retirent des groupes résistants, les maquisards.
Marché noir :
Les biens et les services soumis à un contrôle ou défendus par les gouvernements, mais qui continuent d'être achetés et vendus en privé, sont considérés comme les produits échangés sur le marché noir.
Milice :
Groupe paramilitaire en France. La milice est la police parallèle fondée par Vichy en 1943 et qui combat les résistants, en collaboration avec la Gestapo.
Poste de T.S.F :
Ancien nom donné au poste de radio (transmission sans fils), qui permettait pendant la seconde guerre mondiale d'écouter la B.B.C (radio Londres.)
Propagande:
Pression exercée sur l'opinion publique pour la convaincre de soutenir une politique, un gouvernement, un parti, une idée.
Race juive :
Assimilation d'une religion à la race humaine.
Réfractaires :
Nom donné aux travailleurs français refusant de partir pour l'Allemagne dans le cadre du S.T.O (service du travail obligatoire).
Tract :
Feuille ou brochure distribuée à des fins de propagande contre le gouvernement de Vichy, contre l'occupation allemande en France.
La Résistance
Résister c'est un refus d'accepter comme définitive la situation que vit la France occupée par les Allemands, livrée aux pillages et qui subit un régime totalitaire à l'intérieur du pays, le régime de Vichy :
· La résistance civile se manifeste par des activités de propagande, de ravitaillement et d'hébergement de résistants, de soins apportés aux blessés, aux clandestins. Elle peut prendre aussi la forme de manifestations collectives, de lâcher de tracts pour sensibiliser la population, de diffusion d'une presse clandestine. Les actions les plus spectaculaires sont des actions de sabotages qui visent à gêner ou empêcher les déplacements des allemands.
· La résistance armée, elle se définit par un affrontement les armes à la main. C'est une résistance intérieure qui entre en action, en menant une guérilla contre les forces allemandes et le gouvernement collaborateur de Vichy. La répression pour ces hommes était terrible, ils pouvaient être exécutés sans sommation.
« Au-delà de Privas, c'est un pays impossible ».
Lucie Aubrac
« Le vent passe sur les tombes
La liberté reviendra
On nous oubliera!
Nous rentrerons dans l'ombre. »
Complainte du partisan
Anna Marly - Emmanuel d'Astier de la Vigerie
Privas la résistante qui, si elle ne fut pas le Vercors Drômois d'en face, fut quand même pendant l'Occupation un chaud foyer de maquisards et aussi à ne pas oublier la première ville et préfecture de France à être libérée par les FFI.
Comme d'autres départements Français l'Ardèche se libéra toute seule. Dès 1943, des maquis de républicains espagnols apparurent dans la région d'Ajoux. Dans les vallées des Cévennes, des Boutières, vieux refuges des camisards, comme des chouans, des groupes se forment: l'un deux est attaqué et détruit par les Allemands à Thines le 4 août en 1943. Dès la nuit du 13 juillet précédent, ils avaient fusillé au Teil une jeune fille de 20 ans, Lucette Ollivier, qui avait distribué des tracts appelant à la Résisitance. Le 3 mars 1944, les Allemands fusillent les habitants du hameau des Crottes, près de Labastide de Virac. Le 16 avril, ils fusillent à Sanilhac, dans les Cévennes, dix otages pris au Teil.
Mais la multiplication des maquis permet bientôt d'audacieux coups de main. Le 12 juin, les maquisards occupent Annonay et Le Cheylard. Du haut du balcon de la mairie d'Annoany, Jacques de Sugny, futur préfet de La Libération, bel exemple d'Aristocrate devenu chef FTPF par patriotisme, invite le maréchal Pétain lui-même à venir se soumettre au verdict populaire.....
Les Allemands et leurs alliés miliciens reprendront Annonay, mais non Le Cheylard. A la fin de juin 1944, ils lancent une grande offensive sur les Boutières, bombardant la vallée de l'Eyrieux, et lançant deux raids meurtriers, l'un sur la vallée du Boyon et l'autre sur celle de la Dorne. Après des combats acharnés, les Allemands parviennent au Cheylard, mais ne peuvent s'y maintenir; le retour de leur colonne blindée par Mézilhac et la route des crêtes se heurte sans cesse à des groupes de résisitants.
L'Ardèche acquiert alors une importance stratégique fondamentale: elle peut permettre aux allemands, tout en évitant les grands axes bombardés par les avions alliés, de se rapprocher de Lyon et du Nord Est, où la lutte est peut être encore possible.
C'est pour quoi les groupes de maquisards reçoivent l'ordre de gêner au maximum le repliement de l'ennemi. Des combats acharnés se déroulent dans les défilés de Ruoms et de Voguë. La route de l'Escrinet étant tenue par les FFI, les colonnes allemandes cherchent à gagner la vallée du Rhône par le Coiron. Le 12 août, Privas se libère de l'occupant. Du 26 au 31 août ce fut la grandiose bataille du Coiron, où les groupes de résisitants harcelèrent et dispersèrent l'armée allemande bloquée au dessus de Darbres.
Des bataillons entiers furent fait prisonniers sur les hauteurs de Freyssenet et de la Prade; les derniers éléments capitulèrent le 31 août dans la plaine de Chomérac.
Pendant ce temps, les armées alliées remontaient le Rhône, précédées par de terribles bombardements, comme celui de Bourg St Andéol, dont la ville garde encore un souvenir amer. La réunion des FFI et des armées alliées eut lieu dans toute la vallée du Rhône entre le 20 et le 30 août.La libération de Lyon marqua la fin des combats dans cette région. Mais de nombreux résistants ardéchois s'engagèrent dans la première armée française et participèrent aux combats d'Alsace, puis à l'invasion de l'Allemagne et de l'Autriche.
Anecdotes Historiques:
Au Teil, le 22 juillet 1944 à 16h. Un train de munitions et de matériel allemand est en gare et doit partir dans le soirée.Voici l'ingénieux stratagème combiné par les résisitants pour le faire sauter. Comme l'opération se passe en plein jour, il faudra agir à découvert.
Premièrement: détourner l'attention. 3 jeunes gens, habillés de bleu de travail, paraissant ivres, se dirigent vers le train, chantent, hurlent, interpellent les allemands et se livrent à mille excentricités. Les Allemands, trop heureux de pouvoir se divertir un bon coup aux dépens des Français, s'attroupent et rient à gorge déployée devant les facéties de la petite troupe.
Deuxièmement: le placement des charges d'explosifs: de l'autre côté, 3 faux gardes-voies, ornés de magnifiques brassards de leur fonction, s'approchent du train nonchalamment. Ils portent des sacs de provisions et placent leurs charges d'explosifs dans le dos des soldats occupés à lorgner les ivrognes. Les 5 wagons et les 4 Michelines sont prêtes à sauter.
Troisièmement: décrocher sans accroc. Nos 3 gardes-voies, en bons ouvriers se mettent alors à enguirlander nos joyeux lurons, les couvrent d'injures et les font déguerpir à la plus grande joie des soldats. Tout le monde s'éloigne.
Quelques minutes plus tard, les premières explosions se font entendre. Cette opération est considérée comme l'une des plus audacieuses montées par les maquisards ardéchois dans le lutte pour la libération.
Un combattant de l'ombre:
NOM : ADELBERT
PRENOM : Auguste
SITUATION FAMILIALE
Il est marié à Alfreda, Marie, Renée, deux enfants Jacques et Jeanine.
PROFESSION
Il exploite avec sa femme une librairie-papeterie. Il est aussi reconnu pour les travaux d'encadrements et de reliures.
ADRESSE
- Il est domicilié dans la ville de Privas en Ardèche.
- Le commerce est toujours à la même adresse aujourd'hui, il s'installe dans cette ville où son père était marchand de vin.
OPINIONS POLITIQUES
- Il est militant S.F.I.O (ancien nom du parti socialiste), appartient à la Franc-maçonnerie.
- Il affiche ouvertement des critiques vis-à-vis du gouvernement de Vichy et du Maréchal Pétain.
OPINIONS RELIGIEUSES
Albert se dit athée, il nie l'existence de dieu mais il a des origines protestantes.
PREMIERS PAS DANS LA RESISTANCE
- En 1939, il est invalide suite à une maladie infectieuse contractée dans les années 1917-1918, il est démobilisé.
- En 1940, il accueille des réfugiés belges dont Louis Govers, et il les aide à s'installer à Privas.
- Grâce à Louis Govers, il devient faussaire, il apprend à contrefaire les cartes d'identités en se procurant des timbres officiels des administrations chez un de ses fournisseurs.
- Recruté par le réseau Cochet-Callou (il deviendra Sabot, puis Coty), il mène plusieurs actions de résistance : accueille et cache dans la région privadoise de réfractaires au S.T.O, transporte et cache des armes, écoute les messages émis par la BBC (radio Londres).
ARRESTATION
- Auguste Adelbert aurait commis l'imprudence de ne pas respecter les consignes de sécurité données aux agents du réseau COTY : « Eviter les habitudes trop régulières » « Ne pas faire de son domicile un lieu de réunion ou de rassemblement ».
- Le 5 avril 44 à 11h30, deux officiers allemands font irruption dans la boutique du couple Adelbert, feignant de chercher la préfecture.
- Ils demandent à Adelbert de sortir pour leur montrer le chemin. C'est alors qu'une traction noire arrive et s'arrête devant le commerce. Adelbert est menotté et enlevé de force.
INQUIETUDE
- Après plusieurs requêtes auprès des services administratifs, Renée Adelbert apprend que son mari est détenu par la Gestapo et la Milice à l'hôtel Pottier à Viviers. Les prisonniers détenus dans ce lieu sont arrêtés sur dénonciation.
- Elle fait le voyage en bicyclette emmenant quelques vivres, mais on lui refuse la possibilité de voir son mari.
EXECUTION
Le 13 avril 44, Auguste Adelbert a été emmené sur les rives du Rhône dans la Commune de Chateauneuf dans la Drôme. Il a été exécuté d'une balle dans la nuque. Son corps est retrouvé par un garde champêtre le 27 avril 44. Le noyé présente un visage tuméfié, le nez fracturé, la mâchoire éclatée, des plaies ouvertes qui témoignent des tortures subies.
En 1945, la ville de Privas organise une cérémonie officielle en hommage au sacrifice du libraire Auguste Adelbert. Aujourd'hui encore, on peut voir une plaque de marbre blanc honorant la mémoire de ce résistant sur un immeuble de la place de l'hôtel de ville, qui fait face au beffroi de la mairie.
Le 4 août 1943:
A Thines, un groupe de résistants (8 personnes) fut massacré par les Allemands. Ce combat est à mettre à la gloire des Ardéchois qui furent nombreux à prendre le maquis dès la première heure. Le Massacre de Thines eut un grand retentissement. La bataille nous fut rapportée par le seul rescapé. Les 8 compères s'étaient réfugiés dans une maison. Ayant été informés, les alllemands mènent l'assaut par surprise et encerclent les lieux. Ces derniers sont repoussés à coups de grenades.
Les maquisards savent qu'ils sont pris au piège. Pour mener les negociations, les allemands capturent 3 voisins et les menacent de les tuer, si les 8 résistants ne se rendent pas. Devant leur refus une femme de 90 ans fut assassinée, Mmme Louche. La bataille reprend. La ferme prend feu. Deux résistants se donnent eux même la mort. Les autres tentent une sortie à travers les flammes.Tous périront, sauf un (Fernand Arnaud), qui, bien blessé à la poitrine réussit à se cacher dans un buisson. Il sera découvert 2 jours plus tard par les gendarmes. Ce sera le seul rescapé de ce corps-franc de 8 hommes qui résista à plus de 200 allemands pendant près de 6 heures. Ces héros reçurent chacun un numéro sur les photos prises après le carnage, qu'on peut trouver dans le livre mythique, car introuvable, dans "L'Ardèche martyre" de A.Demontès qui retrace l'histoire de l'Ardèche de 1939 à 1945.
On comprend mieux la force du mot résister que Marie Durand grava sur la pierre de la Tour de Constance à Aigues Mortes, où elle fut enfermée pendant 38 ans, pour avoir été protestante.
Le flambeau de la résistance a été fièrement et courageusement tenu dans nos montagnes ardéchoises. LA TRADITION!
Chanson des partisans:
Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?
Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu'on enchaîne ?
Ohé, partisans, ouvriers et paysans, c'est l'alarme.
Ce soir l'ennemi connaîtra le prix du sang et les larmes.
Montez de la mine, descendez des collines, camarades !
Sortez de la paille les fusils, la mitraille, les grenades.
Ohé, les tueurs à la balle et au couteau, tuez vite !
Ohé, saboteur, attention à ton fardeau: dynamite...
C'est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères.
La haine à nos trousses et la faim qui nous pousse, la misère.
Il y a des pays où les gens au creux des lits font des rèves.
Ici, nous, vois-tu, nous on marche et nous on tue, nous on crève...
Ici chacun sait ce qu'il veut, ce qu'il fait quand il passe.
Ami, si tu tombes un ami sort de l'ombre à ta place.
Demain du sang noir sèchera au grand soleil sur les routes.
Chantez, compagnons, dans la nuit la Liberté nous écoute...
Ami, entends-tu ces cris sourds du pays qu'on enchaîne ?
Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?
Oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh oh...
Adresse Utile:
Musée de la Résistance Départemental en Ardèche et de la déportation/ LE Teil / 04 75 49 18 15.