Paysages d'Ardèche

Paysages d'Ardèche
village de Vogue

# Posté le vendredi 28 juillet 2006 03:22

Modifié le mardi 08 août 2006 16:59

Paysages d'Ardèche

Paysages d'Ardèche
Village de St Montan

# Posté le vendredi 28 juillet 2006 03:24

HISTOIRE DE L'ARDECHE

HISTOIRE DE L'ARDECHE
Des premiers hommes jusqu'à nos jours

C'est par une brillante préhistoire que débute en Ardèche l'aventure humaine. Aucun gisement en Europe n'offre pour l'une des premières civilisations l'acheuléen (- 400 000 à - 200 000 ans) autant d'intérêt que celui d'ORGNAC où des recherches sont effectuées depuis plusieurs années. Les stations moustériennes (- 80 000 à - 20 000 ans), les grottes ornées (vers - 15000) sont nombreuses dans les vallées du Rhône et de l'Ardèche. Il convient de mentionner tout particulièrement la Grotte Chauvet, découverte le 24/12/1994 sur la commune de Vallon-Pont-d'Arc et dont certaines peintures seraient les plus vieilles du monde
(- 32 000). Quant aux dolmens (chalcolithique,IIIème millénaire), on en compterait plus de mille cinq cents.

Vers 700 avant J.C., le peuplement celte s'ajoute au peuplement néolithique. Ces gaulois, les Helviens, restent en toutes circonstances, depuis 121 av. J.C. des alliés fidèles de ROME. Sous Auguste, leur capitale, Alba-la-Romaine, se développe. Mais la vallée du Rhône est la grande voie de communication par où vont et viennent les hommes, les marchandises, les idées et les religions : celle de Mithra qui laisse un bas-relief à BOURG-SAINT-ANDEOL, et dès le début du IIème siècle, le christianisme.


Les invasions barbares, au Vème siècle, sans doute, détruisent ALBA (des fouilles en cours laissent espérer que la capitale de L'HELVIE sera un jour une nouvelle VAISON-la-ROMAINE. Les Evêques, seul pouvoir réel, s'établissent alors à VIVIERS, situé à quelques kilomètres (siège de l'actuel évêché). De 855 à 1308, le Vivarais appartient au moins nominalement au Saint Empire Romain Germanique. Mais depuis la fin du XIIème siècle, les Rois de France, s'appuyant sur les abbayes et sur certains seigneurs, étendent leur influence. Philippe le Hardis fonde en 1284, en pariage avec l'Abbé cistercien de Mazan, VILLENEUVE-de-BERG. Ainsi, à partir de 1308, le semis de fleurs de lys remplace l'aigle germanique.

Si la guerre de Cent ans affecte peu le pays, au milieu du XVIème siècle s'ouvre une période tragique de troubles religieux qui durera plus de deux cents ans. Les idées de Luther et de Calvin se propagent à partir de 1528. Les pays Rhodaniens sont très vite gagnés par la Réforme venant de LYON et de GENEVE. Des prêtres convertis prêchent le protestantisme dans les Cévennes, le Bas-Vivarais (région de Privas), Annonay, en dépit de la répression exercée par le Parlement de Toulouse contre "l'hérésie".


Les artisans des bourgs propagent les idées calvinistes qui correspondent à leur souhait d'émancipation, relayés par des personnages puissants comme le comte de CRUSSOL et Olivier de SERRES. De 1562 à 1595, huit guerres civiles ensanglantent le Vivarais. Et cependant au milieu de ces luttes auxquelles il participe, Olivier de SERRES poursuit ses expériences d'agronomie et bâtit son oeuvre.

En 1598, l'Edit de Nantes n'apporte qu'un apaisement temporaire. La révolte de ROHAN dans les Cévennes se termine, en mai 1629, par la quasi-destruction de PRIVAS que Louis XIII et RICHELIEU sont venus réduire (voir paragraphe sur la prise de PRIVAS). Un cinquième environ des protestants émigre. Les autres, terriens fortement enracinés dans leur sol, résistent sur place aux troupes royales : ce sont les "Camisards". La révocation de l'Edit de Nantes par Louis XIV en 1685 va faire resurgir le spectre des guerres du siècle précédent. Face au soulèvement camisard (1704-1709) dans les Cévennes et le massif des Boutières, Louis XIV va lancer ses régiments de Dragons pour y exercer une répression sanglante : pasteurs pendus, fidèles envoyés aux galères. Ces "dragonnades" vont provoquer le départ de 500 000 protestants, principalement vers la Suisse.

Malgré cette situation douloureuse, le XVIIIème siècle est une période durant laquelle le pays s'organise et connaît une certaine prospérité. Au plan religieux, l'Edit de Tolérance pris par Louis XVI permet au protestantisme de revivre dans le Vivarais. D'autre part, une institution y joue un grand rôle : les Etats du Vivarais.

Cette assemblée, composée de 8 barons et de représentants des villes, doit traiter, avant toute chose, de questions fiscales. Mais elle travaille aussi sans relâche au développement de l'agriculture, de l'industrie, à la création d'un véritable réseau routier. La production de vers à soie augmente grâce à la plantation de nombreux mûriers. Le long des cours d'eau, on installe filatures et moulinages (ateliers où l'on réunit par torsion plusieurs fils de soie).

ANNONAY voit croître ses industries de la mégisserie et de la papeterie. On exploite aussi de petits gisements de houille et de plomb argentifère.

Cette vie économique est à l'image de la société. Quelques grandes familles seulement, ROHAN-SOUBISE, VOGÜE, possèdent d'importantes fortunes foncières. La petite noblesse, le Bas Clergé, la bourgeoisie vivent avec une grande simplicité. Proches d'eux, les paysans connaissent une vie encore plus rude. Les exploitations sont peu étendues, très souvent étagées le long des pentes et il faut encore monter les engrais et descendre les récoltes à dos d'homme. Mais les pires difficultés ne rebutent personne et chacun s'efforce de les résoudre par un travail opiniâtre.

En 1789, presque tous les Vivarois désirent des réformes, plus de liberté, plus de justice mais non une révolution. Chez beaucoup, la fidélité à la foi catholique demeure intacte. Aussi, des adversaires des idées nouvelles peuvent-ils se rassembler en armes à Jalès, dans le sud du pays, en août 1790, juin 1791 et enfin juillet 1792. Des nobles, des prêtres, des religieuses sont massacrés ou guillotinés, notamment à PRIVAS en 1794. Sous le directoire, des bandes de chouans s'abritent dans les Cévennes et la Montagne. Ils enlèvent les caisses publiques et abattent certains acquéreurs de biens confisqués aux émigrés.

L'Empire est bien accueilli, surtout parce qu'il rétablit l'ordre et la paix intérieure.

La première moitié du XIXème siècle sera pour l'Ardèche une période faste. Le nombre des habitants s'élève à 273 000 en 1793 et 388 000 en 1861. (Depuis, il n'a pas cessé de décroître jusqu'en 1962 où il atteint 248 000 pour remonter ensuite à 257 000 en 1975). Jusqu'en 1855, l'élevage des vers à soie constitue, plus que jamais, une source de grands profits. Mais après cette date, les maladies des vers et la concurrence des soies d'Extrême Orient rendent cette activité peu rentable. En revanche, le moulinage des soies importées qui emploie de nombreuses femmes et jeunes filles issues de milieux ruraux, apporte aux familles paysannes un numéraire toujours apprécié. La région de PRIVAS connaît,jusqu'en 1869, l'activité propre aux régions minières : cette année-là, on extrait 260 000 tonnes de minerais de fer, soit 9,5 % de la production totale de la France. Au POUZIN, à LA VOULTE-sur-RHONE, ST PRIEST et VEYRAS six hauts fourneaux sont à feu. Mais les lentilles de minerais s'épuisent assez vite. Les derniers hauts fourneaux s'éteignent au POUZIN en 1929. Une troisième crise atteint le pays à la fin du XIXème siècle : celle de la vigne que ruine le phylloxéra, surtout entre 1870 et 1880.

Il ne faut donc pas s'étonner de voir la population diminuer sans cesse. Pourtant, les Ardéchois n'ont rien perdu de leur courage et de leur ténacité. Ils le prouvent au combat en novembre 1870 alors qu'ils chassent les Prussiens de Vernon (Eure), de 1914 à 1918, quand ils perdent plus de douze mille des leurs, en 1943 et 1944 quand, sur leur sol, ils s'opposent à l'occupant et entravent sa retraite.

L'après-guerre efface ces souffrances et le Vivarais repart de l'avant, développant les cultures fruitières, la production du vin, l'élevage du mouton. Les industries extractives -chaux et ciments-kieselghur, plomb connaissent une grande activité. La vallée du Rhône devient, peu à peu, une "rue industrielle" qui ne souffre pas du dépeuplement.

L'évolution enregistrée au cours des 25 dernières années, retracée dans le chapitre relatif à l'économie, a profondément infléchi ces tendances. En ce qui concerne la démographie, on observe un départ des jeunes vers les agglomérations urbaines et un vieillissement de la population, notamment au sein des zones déshéritées du Plateau Ardéchois. En ce qui concerne les activités et l'emploi, on constate un déclin des activités traditionnelles marqué en 1974 par la crise qui a affecté le secteur textile en général et le moulinage en particulier : difficultés de l'emploi résultant tout à la fois de données structurelles (vieillissement de l'appareil de production) et conjoncturelles, crise de 1974, concurrence des pays en voie de développement.

Privas et la Réforme protestante

Surnommée le "boulevard de la Réforme", la ville de Privas fut un des hauts lieux des querelles entre protestants et catholiques. La réforme calviniste y fut introduite en 1534 par Jacques VALERY et connut un écho important auprès des habitants de la région.

A la suite de l'Edit de Nantes (1598), Privas devint l'une des places fortes concédées aux protestants par Henri IV.

Deux événements du XVIIème siècle marquèrent particulièrement l'histoire de la ville : le siège de Privas et la "revanche des privadois".

L'épisode de la prise de Privas est né d'une intrigue familiale. En effet, Paule de CHAMBAUD, huguenote et fille du baron de Privas, avait le choix entre deux maris, l'un huguenot comme elle, l'autre beaucoup plus jeune et catholique. Elle finit par choisir le Comte de LESTRANGE (Claude de Hautefort), catholique, pour époux. Or les privadois, majoritairement protestants, refusèrent d'avoir à se soumettre à un seigneur catholique et se soulevèrent en 1629. Richelieu et Louis XIII ayant établi leur quartier général respectivement à l'Est et au Sud de Privas, assiégèrent la ville avec 20 000 soldats royaux dépêchés pour venir en aide au vicomte de LESTRANGE.

A l'issue de 16 jours de siège, au cours duquel les privadois résistèrent avec courage à l'armée royale, ceux-ci furent contraints de se rendre. Bon nombre d'entre eux furent alors massacrés sans merci.

Quelques années plus tard, en 1632, à la suite d'une sombre affaire de Cour à laquelle il était mêlé, le vicomte Claude de LESTRANGE fut, à la demande du Roi, fouetté publiquement puis exécuté à Pont-Saint-Esprit. Les privadois purent assister à cette humiliation en mémoire de laquelle un pont sur l'Ouvèze fut construit. Cet épisode scella la réconciliation des privadois avec le pouvoir royal.

Quelques hommes importants

Olivier de SERRES (1539-1619), gentilhomme né à Villeneuve-de-Berg, huguenot, agronome et père de l'agriculture française. Dans un rapport à Henri IV intitulé "L'art de la cueillette de la soie", il préconisa l'extension de la culture de la soie à l'ensemble du domaine royal à une époque où celle-ci était très localisée. A la suite de ce rapport, Henri IV fit planter 20 000 mûriers aux Tuileries et la culture de la soie fut étendue sur la moitié de la France. Dans son volumineux traité "Le théâtre d'agriculture et le mesnage des champs", il y expose de nombreuses techniques qui constitueront le fondement de l'agriculture moderne (labours profonds, utilisation d'engrais, système de friches...).

Les VOGÜE (dont étaient issus les comtes d'AUBENAS) et la branche SOUBISE des ROHAN furent associés étroitement à l'histoire du Vivarais du XVI-XVIIème siècle (cf. révolte de ROHAN dans les Cévennes en 1629) au XIXème siècle (où les Vogüe continuent de posséder des terres et des activités industrielles sur la majeure partie du Vivarais).

Les DURAND famille de paysans vivarois originaires du Bouchet-de-Pranles, sont le symbole de la résistance camisarde du début du XVIIIème siècle face à l'armée royale. En effet, Marie DURAND fut enfermée pendant 38 ans à la tour de Constance à Aigues-Mortes, et son frère le pasteur Pierre DURAND pendu à Montpellier en 1732, sans jamais renier leur protestantisme. "Register" : tel est le mot que Marie DURAND aurait écrit, dans sa prison, sur la margelle d'un puits.

Le Cardinal de BERNIS (1715-1794), né à Saint-Marcel d'Ardèche, eut une carrière exceptionnellement brillante et variée : grand diplomate (Ambassadeur à Venise à 32 ans, négociateur du traité de paix à l'issue de la guerre de succession d'Espagne), Ministre d'Etat à 38 ans, sa carrière d'homme d'Eglise fut consacrée lorsqu'il devint Cardinal, à 43 ans.

BOISSY d'ANGLAS (1756-1826), né à Saint-Jean-Chambre, avocat protestant, représentant du tiers-Etat vivarois aux Etats généraux, ancien conventionnel, et poète.


La famille MONTGOLFIER, installée à Annonay à la fin du XVIIème siècle, a développé très vite son pouvoir économique en fondant, en association avec la famille de CANSON, les papeteries CANSON-MONTGOLFIER. Les frères MONTGOLFIER se sont quant à eux rendus célèbres par l'invention de l'aérostat en 1783.

Marc SEGUIN, originaire d'Annonay, scientifique de renom, inventa le système de propulsion à vapeur qui fut utilisé dès le XIXème siècle notamment pour les locomotives (chaudières tubulaires), ainsi que le système des ponts suspendus.

Vincent d'INDY(1851-1931), artiste contemporain, compositeur attaché à la musique populaire, issu d'une vieille famille du Haut-Vivarais.
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# Posté le vendredi 28 juillet 2006 03:49

Modifié le mardi 08 août 2006 17:05

LA GASTRONOMIE ARDECHOISE, LES MARCHES, LES EAUX MINERALES

LA GASTRONOMIE ARDECHOISE, LES MARCHES, LES EAUX MINERALES
La gastronomie en Ardèche et les produits du terroir ardéchois.

La cuisine ardéchoise a tiré son inspiration dans la ruralité de ce département. Le bien manger est ici le maître mot.

Avant tout, un peu d'histoire...

Les deux éléments de base de la cuisine ardéchoise ont été pendant très longtemps la châtaigne et la pomme de terre.

La châtaigne a donné naissance d'une part à une excellente crème de marrons, qui depuis des décennies porte haut les couleurs de l'Ardèche à travers le monde, mais également aux marrons glacés, élaborés à partir des plus grosses châtaignes sucrées et confites du département.
Sans oublier la soupe de châtaignes appelée "cousina" qui viendra débuter un repas ardéchois par un petit velouté bien chaud.

La pomme de terre, ce produit du terroir appelé en occitan ardéchois "lo tartifle" est utilisé dans deux plats typiques ardéchois : la crique et la bombine. La crique est une galette de pommes de terre râpées, salée et poivrée cuite à la poêle avec un peu de beurre. La bombine, cuite au feu de bois, est un plat simple et convivial composé de pommes de terre, de carottes...

Aujourd'hui, de nombreux plats issus de recettes anciennes tiennent une place importante dans la cuisine ardéchoise :

La maouche, issue du plateau ardéchois, est une farce à base de choux mélangés à de la viande de porc hachée cuite longuement dans un estomac de porc. La cuisson très lente fait apprécier d'autant ce met délicieux servi en plat unique.

Le porc a toujours été étroitement lié à la vie des paysans ardéchois où la traditionnelle "tuade" annuelle se transformait en fête de village. Les charcuteries, saucissons, pâtés, jambon, saucisses, caillettes (haché de viande mélangé à du chou ou des blettes cuits dans de la crépine) ... ont été sur la table des ardéchois à chaque repas de la journée.

Avec le rythme des saisons, apparaissent les fameux cèpes ardéchois. Leur cueillette dans les bois et leur dégustation accompagné de persil et d'ail restent pour beaucoup de purs moments de plaisir.

Cerise sur le gâteau, un vignoble qui n'a de cesse de s'affirmer, permet d'agrémenter de copieux repas de vins de qualité tels que le merlot, viognier....

L'Ardèche, riche de ses productions artisanales vous invite à déguster d'inoubliables repas.

Quelques recettes

La Maouche ou la Maoche
Un beau chou vert pommé ou frisé
1 vingtaine de pruneaux dénoyautés et trempés à l'eau tiède
1 estomac de porc
1 gros oignon sel poivre
1 kg de chair à saucisse
Faites légèrement pocher le chou, épluchez et émincez l'oignon, mélangez tous les ingrédients (chou, viande...). Lavez l'estomac à l'eau salée et vinaigrée, rincez copieusement à l'eau froide. Trempez à l'eau très chaude et retirez tout de suite, cela vous permettra de retirer la menbrane intérieure de l'estomac. Garnissez ensuite l'estomac avec la farce bien mélangée. Cousez-le ainsi et pliez-le dans un linge fin. Faites cuire 3 heures à l'eau à 80°. Ne laissez pas bouillir l'eau. Vous pouvez consommer chaud, ou froid le lendemain ou réchauffé au four.

La crique

1kg de pommes de terre
3 oeufs
Huile, beurre
Sel, poivre

Peler et laver les pommes de terre.
Les râper avec la grille à gros trous.
Les laver et les égoutter sur un papier absorbant. Y ajouter les oeufs battus, le sel et le poivre.

Faire chauffer l'huile et le beurre dans une petite poêle, et y verser une louche de la préparation.
Faire dorer pendant 15mn , puis retourner le crique avec une spatule ou en utilisant un couvercle, et faire dorer l'autre face.
Répéter l'opération tant qu'il reste des pommes de terre.

Servir chaud avec une salade verte.

Variantes :

On peut rajouter aux pommes de terre des oignons, du persil, des carottes rapées ou du céléri rapé.
On peut également se passer d'oeufs pour lier, et faire revenir les criques dans du saindoux, mais la réalisation devient un peu plus difficile.
Chacun a la recette de sa crique et chacune est délicieuse.

La Bombine

1kg de pommes de terre
400g. de poitrine de porc
200g. de cépes
1 brin de thym
1 brin de serpolet
1 feuille de laurier
3 cuillères d'huile d'olive
Sel, poivre

Peler les pommes de terre et les couper en rondelles épaisses.
Laver et trier les cépes et couper les en tranches fines.
Couper la poitrine de porc en morceaux.
Dans une coquelle, faire chauffer l'huile, y faire revenir les morceaux de poitrine de porc, ajouter et mélanger les pommes de terre et les cepes. Saler, poivrer et émietter les herbes.
Couvrir d'eau à mi-hauteur. Laisser mijoter à feu doux. Les pommes de terre sont cuites quand le couteau les traverses sans résistance.

Variantes :

On peut rajouter des oignons émincés ou une gousse d'ail pilée. On peut également remplacer les cépes par une cuillére de poudre de champignon sécher.

La caillette

250g. de foie de porc
250g. de poitrine
500g.de pommes de terre
4 cuillères à soupe de persil haché
1 crépine de porc
Thym, laurier
Sel, poivre

Faire tremper la crépine de porc à l'eau froide.
Faire revenir à feu vif les viandes coupées en morceaux sans les faire cuire.
Peler les pommes de terre. Les faire cuire à l'eau salée. Les écraser grossièrement à la fourchette.
Hacher la viande en gros morceaux. La pétrir avec les pommes de terre. Saler et poivrer. Ajouter le persil et les fines herbes.
Couper des morceaux de crépine de la taille d'une main. Y déposer des boules de farces de la grosseur d'une pomme. Bien refermer.

Disposer les caillettes dans un plat à gratin, en placant la fermeture de la crépine au dessous.
Coiffer chacune d'elle d'un petit lardon. Ajouter au fond du plat la valeur d'un demi-verre d'eau.
Faire cuire à four moyen 40 à 45mn.
Goûter et rectifier l'assaisonnement.

Manger chaud ou tiède avec éventuellement des pommes de terre au four.


La soupe à la chataîgne

1 kg de Chataignes fraiches
1 litre de lait
1 pomme
1 pincée de cannelle
Sel

Peler les chataignes. Pour cela les fendre profondément et les faire bouillir dans une casserole d'eau pendant 20 à 30mn. Retirer ensuite l'écorse et la peau.
Peler la pomme, l'épépiner et la couper en dés.

Faire bouillir le lait, y ajouter les chataignes, la pomme, le sel et la cannelle.
Laisser cuire à feu très doux. Les chataignes doivent être parfaitement tendre, certains les préférent en purée.

Servir chaud

salade au chèvre chaud

1 salade frisée
2 picodons
4 tranches de pains
Sauce
- Huile d'olive
- Vinaigre
- Sel, poivre (on peut aussi ajouter de l'ail)

Dans un plat à gratin, disposer les tranches de pains sur lesquelle vous placez 1/2 picodon. Le choisir ferme au toucher mais qui s'enfonce légèrement sur le pouce ; ainsi il sera crémeux à coeur après la cuisson, mais il ne se répandra pas ( en Ardéche on dit "ne s'esfouilleras pas").
Sur le picodon verser un filet d'huile d'olive et mettre un peu d'herbes aromatiques.
Passer au four environ 20 à 30mn.
Pendant ce temps préparer votre sauce et la salade frisée coupée en morceaux.

Dés la sortie du four disposer le pain et son picodon sur la salade assaisonnée.
Servir de suite.

L'Ardéchois ou le Pisadou
2 oeufs
100g. de sucre
2 cuillères à soupe de rhum
1 pincée de sel
100g. de farine
1 cuillère à soupe de levure chimique
100g. de beurre
200g. de créme de marron

Travailler les oeufs entiers avec le sucre, le rhum et le sel.
Mélanger la farine et la levure. Ajouter le beurre ramolli et la créme de marrons, une fois que ce mélange est lisse, l'ajouter aux oeufs travaillés. Bien mélanger.

Mettre dans un moule à gâteau au four 40mn thermostar 5.

Démouler chaud et manger froid

La crème de Marrons:

Clement Faugier est le créateur de la Crème de Marrons (marque déposée le 7 juillet 1924). Son esprit ingénieux et entreprenant va imaginer le recyclage des marrons lors de la fabrication des marrons glacés. La Crème de Marrons de l'Ardèche , est une savante combinaison de brisures de marrons glacés, de chataîgnes préalablement cuites à la vapeur, de sirop de confisage, de sucre et de vanille.

C'est en 1882 alors que l'économie locale ardéchoise dans l'élevage du ver à soie traverse une crise due à une épidémie, que Clément Faugier, jeune homme du terroir, crée à Privas la première fabrique de marrons glacés. A une tradition gastronomique, il allie l'innovation et l'audace, réalisant ainsi la fabrication industrielle du marron glacé tout en conservant les qualités d'un savoir-faire artisanal.

Clément Faugier- Chemin Logis du Roi- 07000 Privas- Tel: 04 75 64 07 11
contact@clement-faugier.fr ou www.clementfaugier.fr

LES BOUTIQUES PAYSANNES:

Les boutiques sont différentes en fonction de l'activité principale de l'habitant: vigneron, éleveur, arboriculteur, sériculteur, maraîcher, lavandiculteur, apiculteur et castaneïculteur... Demander la liste à ce numero ci-joint.

G.I.E CEVENNE-VIVARAIS-BOUTIQUES PAYSANNES
Tel: 04 75 37 16 61
Fax: 04 75 37 72 60


LES MARCHES HEBDOMADAIRES DE L'ARDECHE:

LE LUNDI MATIN: Rosières (juillet, août), St Alban Auriolles(juillet août) et Voguë (juillet et en août), St Agrève.

LE MARDI MATIN: Jaujac, Lamastre, Largentière, Les Ollières (de juin à mi septembre), Viviers, Largentière, Satilleu.

LE MERCREDI MATIN: Annonay, Le Cheylard, Privas, Villeneuve de Berg, Bourg St Andéol, Coucouron, St Martin d'Ardèche (juillet, août), Tournon, Burzet, Joyeuse, St Péray, Alissas.

LE JEUDI MATIN: Chomérac, Montpezat, Vallon Pont d'Arc, Vals les Bains, La Louvesc, St Martin de Valamas, Vernoux, Lavilledieu, Le Teil, Soyons.

LE VENDREDI MATIN: Cruas, St Félicien, La Voulte,Le Cheylard, Jaujac, Sertrières, Guilherand Granges, Ruoms, Thueyts, Darbres (Juin à Octobre).

LE VENDREDI APRES-MIDI: Davézieux

SAMEDI MATIN: Annonay, Lamastre, Les Vans, Aubenas, Privas, St Sauveur de Montagut, Tournon.

DIMANCHE MATIN: Alba la Romaine, St Félicien, Vals les Bains, Vallon Pont d'Arc, Burzet, St Martin d'Ardèche, Valgorge, Payzac, St Cirgues en Montagne, St Mélany, St Pierreville, Vernoux, Coux (avril à Octobre).


LES EAUX MINERALES DE L'ARDECHE:

Eaux minérales : de grands crus
La terre des jeunes volcans d'Ardèche a donné naissance à une multitude de sources minérales, principalement gazeuses. La plus renommée de ces eaux est la Vals, déjà connue et appréciée à la cour de Versailles, célébrée par la Marquise de Sévigné dans sa correspondance. La reine des Basaltes, la Ventadour, la Chantemerle, la Vernet ou encore l'Arcens constituent les autres crus ardéchois, affichant chacun leur caractère.

LA VALS est une eau gazeuse ardéchoise captée dans la jolie cité thermale de VALS LES BAINS dont je vous recommande la visite en été, par une belle journée chaude.L'eau de VALS est exploitée depuis 1602, naturellement gazeuse, elle est très agréable à boire et bonne pour la santé (les régimes amaigrissants!). La bouteille plastique ressemble à une bouteille de verre, teintée verte, elle ne contient que 1.25 litre.

Légère variation d'aspect sur cette bouteille plus récente


minéralisation en mg/litre
calcium 45.20 bicarbonates 1403
magnésium 2130 chlorures 27.20
sodium 453 sulfates 38.90
potassium 32.80 pH 6.2

LA SOCIÉTÉ DES EAUX MINÉRALES
Relancée en 1983 après une longue déshérence, la production est actuellement en plein boum. Il est possible de visiter la chaîne d'embouteillage, depuis la fabrication des bouteilles plastique jusqu'au stockage des palettes. 33, boulevard de Vernon 07600 Vals-les-Bains. Tél. : 04.75.94.04.20

LA VENTADOUR est une eau ardèchoise fidèle à la qualité des eaux de cette région. La source PESTRIN est captée depuis 1868 à Meyras- Neyrac les bains, station thermale créée par les romains en 121 avant JC ! C'est une eau minérale naturelle renforcée au gaz de la source. Voici ce qu'on lit sur l'étiquette: " au coeur des montagnes ardéchoises, dans un site particulièrement préservé, jaillit Ventadour, une eau pure et naturellement pétillante que les anciens appelaient autrefois la bonne fontaine. C'est en effet une eau légère, peu minéralisée, peu salée. Bouteille de verre d'un litre


minéralisation en mg/litre
calcium 45 bicarbonates 223.3
magnésium 10.5 sulfates 6.3
sodium 13.4 chlorures 2
potassium 2.1 silice 45.7
résidu sec 259 nitrate 0

La source du VERNET, ardéchoise d'origine, produit une eau naturellement gazeuse, renforcée au gaz de la source, "eau vive et pure" nous dit l'étiquette: "née d'une souce précieuse, située au coeur des monts sauvages et préservés d'Ardèche, l'eau minérale du VERNET est source de bienfaits depuis 1874 ".C'est incontestablement une eau légère, pas trop minéralisée, bicarbonatée, peu salée. Sa ville d'attache est PRADES

La bouteille plastique d'1.25 litre, délicatement galbée, est bleutée


minéralisation en mg/litre
calcium 33.50 bicarbonates 734
magnésium 17.60 chlorures 6.40
sodium 192 sulfates 14
potassium 28.70 fluorures 1.30
résidu sec 675

L' ARCENS
Goûtez l'ardèche nous demande l'étiquette de cette eau minérale naturellement gazeuse, on lit encore : Arcens est un petit village niché au coeur de l'Ardèche à 610 m d'altitude. Son eau minérale est lentement filtrée par les roches volcaniques du cirque naturel situé entre la chaîne du mont MEZENC (1753 m) et le mont GERBIER de JONC (1551 m).C'est une eau bien désaltérante, bicarbonatée et relativement salée. La bouteille est en plastique teintée d'un joli bleu, elle contient 1.25 litre

La belle bouteille plastique bleue livrée par Auchan


minéralisation en mg/litre
calcium 25 bicarbonates 1455
magnésium 33 chlorures 52
sodium 520 sulfates 11
potassium 10 silice 49
pH 6.5


LA REINE DES BASALTES
Le Basalte est une roche éruptive qui sort sous forme liquide des volcans. Sans doute pour rappeler fort opportunément ses origines, voici Reine des basaltes, eau ardéchoise captée non loin de Vals-les-bains, à Asperjoc, petit village de 360 habitants. La Reine des Basaltes fut réexploitée en 1946 par Monsieur Marius Veyrenc et c'est maintenant sa femme qui exploite une petite entreprise dynamique. C'est une eau minérale naturellement gazeuse, bicarbonatée calcique et magnésique qui favorise la digestion. Elle est vendue uniquement en bouteille de verre d'un litre.
minéralisation en mg/litre
calcium 145 bicarbonates 1433.5
magnésium 70 sulfates -
sodium 204.7 chlorures 10.5
potassium 23.2 manganèse 0.6
résidu sec - fluor 0.9


LA CHANTEMERLE
Cette Eau est décantée et filtrée avant sa mise en bouteille à la Source du Pestrin à Lalevade d'Ardèche .

Composition en mg/l
calcium = 42 magnésium = 9,8 sodium = 12,9
sulfate = 4,4 chlorure = 4 potassium = ,5
hydrogénocarbonate = 213 nitrate = 0,05 silice = 44,3






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# Posté le vendredi 28 juillet 2006 04:41

Modifié le vendredi 05 décembre 2008 08:32