LES ARDECHOIS D'AUTREFOIS

LES ARDECHOIS D'AUTREFOIS
Au marché .... LA PATCHE





La langue parlée, était la langue d'oc, mélange de grec, de latin, de celte et d'arabe.
L'habitation comprenait une cuisine, quelques chambres, un grenier et les écuries et aucun confort.
Autrefois, l'habillement comportait le dimanche: pour les hommes la culotte à pont de ratine de cadis, le gilet rouge ou la veste à lichet ou la blaude celtique; pour les femmes la robe de raze ou de cadis et le chapeau couronné par une rondelle de feutre.
Le fuseau et l'aiguille à tricoter constituaient la grande occupation de la gent féminine qui filait la laine et le chanvre transformés par les tisserands en étoffes pour les usages de la maison.

Actuellement très peu de femmes savent tenir la quenouille ou manier le rouet surtout, imprimer avec l'habilité des aïeules, au fuseau paresseux de hêtre ou d'érable, le brusque mouvement de rotation qui donnait au fil sa torsion. Aussi cadis et toiles de ménage disparaissent de nos régions et cèdent la place aux cotonnades ou lainages, que vendent les magasins ou les bancs des foires.
La chaussure a subi la même transformation. Le soulier a supprimé les pieds nus, le sabot et même le patin.
Le pain de seigle et la châtaigne constituaient la principale nourriture de l'habitant.
Le pain blanc du boulanger a remplacé le pain de seigle , ainsi donc adieu le four banal .

Comme éclairage, il se contentait d'un feu de cheminée, de la torche de résine, de la vieille lampe à huile de noix.
Pendant l'hiver les longues veillées présentent du charme. On n'y dort pas: les vieux, les jeunes, tout le monde s'y amuse. C'est tantôt une surprise, un tison enfumé sous le nez de celui qui fait mine de dormir, une charade, une histoire du bon vieux temps etc. C'est une grand'mère qui cadence le mouvement de son rouet au chant de quelque vieux cantique ou de quelque chanson morale ou patriotique, c'est le grand père qui endort les marmots en leur racontant une histoire de l'Agneau Blanc, de Barbe Bleue ou du Pévoulié.

L'agriculture prend très peu du sol, car en Ardèche il y a beaucoup de "tasseaux" c'est à dire de petits lopins de terre soutenus par des murailles.
Sur ces tasseaux se récoltent des pommes de terre et des raves.

Le noyer, le châtaignier, le prunier, le pommier, le cerisier, le pécher et même le figuier réussissent.
Les céréales telles que le seigle, l'orge, l'avoine sont cultivées dans les champs.
Chaque maison possède son champ de chanvre dit chanabier et une tonnelle où le clinton, un cépage américain, donne un assez bon rendement, mais la maturité imparfaite du raisin donne du vin acide.

Les prairies qui se trouvent sur les bords de l'Ardèche fournissent le fourrage nécessaire à l'entretien des bêtes.
L'été, tout cet ensemble de culture offre un panorama splendide. En bas les vertes prairies, auxquelles succèdent ensuite les céréales, les arbres fruitiers, de grands massifs de châtaigniers, et au-dessus la sombre couronne des hêtres et des résineux; tout un amphithéâtre de verdure, admirablement varié, montant de gradin en gradin, de zone en zone, jusqu'aux cimes d'Abraham, des Poignets, de la Chavade et de Chaumienne, où se rencontre le tapis d'airelles, de cithres, de fines herbes émaillé au printemps des fleurs balsamiques de la violette, de l'angélique et de l'amère gentiane. Dans cette dernière, c'est la racine qui est recherchée pour la pharmacie et les amers.
On ramasse les baies d'airelle avec une sorte de petit râteau, appelé peigne, qui comporte une courte poignée et une planchette armée de dents longues, serrées et un peu recourbées.
A ces produits du sol s'ajoutent ceux de la basse-cour et de l'étable. La basse-cour élève poules, poulets, canards et lapins.

Les villages possèdent un troupeau de chèvres et de brebis qu'un berger conduit sur les pentes herbeuses des montagnes. Nous trouvons, également dans les écuries, la vache, l'âne, le cochon.
Ce dernier chaque maison en engraisse un ou deux pour les besoins de la ferme.
Cultivée avec le bru (tronc de châtaignier percé), l'abeille fournit un miel assez abondant.
Les fardeaux de bois traînés quelquefois- tel le schlittage des Vosges- sont le plus souvent transportés à dos : l'homme assure ce transport, aidé en faible partie par l'âne.
Les rivières donnent d'excellentes truites et actionnent les moulins à blé, moulinages et scieries.

# Posté le vendredi 12 janvier 2007 09:04

Modifié le mercredi 25 juillet 2007 11:14

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Dans la maison.....
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# Posté le vendredi 12 janvier 2007 09:05

Modifié le mercredi 25 juillet 2007 10:57

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Dans les champs...

# Posté le vendredi 12 janvier 2007 09:25

Modifié le mercredi 25 juillet 2007 10:58

LES ARDECHOIS D'AUTREFOIS

Description du costume du Vivarais:


La robe à taille était d'une seule pièce, longuement fendue sue le devant, un peu courte ou totu au moins non trainat, foncée tout autour de la ceinture, fermée au cou et aux poignets par 2 boutons avec ganses (le reste du corsage était agrafé). Les manches amples étaient montées avec quelques plis accusées vers l'épaule. Enfin une forte baigneuse était ménagée un peu en dessous du genou pour permettre une plus longue utilisation, ou même pour qu'une fille plus grande puisse encore la porter, après le décès de la mère. La robe était faîte de tissus communs de laine filée à la maison ou d'étoffes indigènes en laine de toutes couleurs, mais plus généralement sombres, parce que moins salissantes. Un col de lingerie fine et brodée de 5 ou 6 cms de largeur, rabattu sur le corsage légèrement échancré, donnait à cette robe un heureux cachet de propeté.

Un grand tablier, l'insigne du travail, aimé de toutes les bonnes ménagères, le devantier ou devanté, comme il est toujours appelé à raison de sa fonction, préservait la robe en la recouvrant aux 3/4.
Il était muni comme elle, et pour les mêmes raisons, d'une prévoyante baigneuse. Il était monté à coulisse sur son attache et pourvu de 2 grandes poches qui recevaient le mouchoir de couleur et le chapelet, et dont les fonds en étaient parfois à pans coupés. Toujours sans bavette, il était le plus souvent de soie noire, cependant il y en avait de soie bleue ou vert foncé. Il était aussi fait de laine et de cotonnade chez la paysanne pauvre, mais toujours d'une étoffe unie et sans rayure.

Le camail, appelé aussi pointe était la pièce du vêtement qui, avec le bonnet rond, donnait touit le cachet original du costume local. On ne le mettait que pour s'habiller le dimanche et les jours de fête et en réalité tout le luxe du costume résidait en lui. Fait de beau mérinos noir, de tulle ou de dentelle suivant l'âge, la condition, ou la raison, il était agrémenté de 2 ou 3 rangs de petits rubansde velours noir sur les bords qui étaient en outre garnis de franges ou biais de soies; Il couvrait seulement les épaules, tombait par derrières en pointe légèrement arrondie jusqu'à la ceinture et les 2 ^pans antérieurs croisés sur la poitrine étaine engagés sous le tablier.

La coiffe était un petit bonnet rond sans mentonnières, garni d'une couronne tuyauté. Cette coiffe n'a pas de nom particulier à notre connaissance. Les fonds de ces bonnets étainet autrefois brodés avec beaucoup de richesse et garnis de finnes dentelles. Les bonnets actuels sont garnis de broderies et dentelles mécaniques et n'ont plus du tout le même cachet.

Enfin les sabots blancs et pointus, la chaussure hygiénique et économique par excellence des campagnes, portés avec de bons chaussons à hautes languettes faits de laine de bête, suivant l'expression technique., pour lutter contre le climat rigoureux qui règne dans ces contrées des Cévennes.



"ILS SONT HEUREUX......."
LES ARDECHOIS D'AUTREFOIS

# Posté le vendredi 12 janvier 2007 09:33

Modifié le jeudi 24 janvier 2008 11:21